A propos

Sarah Staub

A travers ses créations, Sarah cherche à réveiller notre sentiment d’appartenance au monde et à éprouver notre nature universelle. Cela revient à réveiller l’enchantement en nous, ce qui passe notamment par la conscience de notre lien à toute chose, au mystère, et à l’invisible.

Appartenir au monde c’est sentir qu’on est une particule, un atome, qui en lien avec tous les autres atomes, forme le vivant. Pour elle, c’est donc éprouver notre nature universelle, comme sentir que tout et tous sommes fait d’une même fibre.

Chaque être – ou plutôt chaque émanation de la vie – tisse cette fibre à sa façon, avec sa propre singularité.

C’est ainsi qu’on aura envie de prendre soin de tout le vivant comme une part de nous même. Prendre soin du vivant c’est comme une porte pour pouvoir réaliser qu’il y a peut-être quelque chose d’encore plus précieux que la vie.

Quand on plonge corps et âme dans le sentiment d’appartenance au monde on est rempli d’une émotion qui est à la fois l’excitation de l’étrange, de l’inconnu ou du rêve, mais aussi une joie pure et intense, pleine de plaisir, presque extatique.

L’instant de la création génère ce sentiment.

Sarah cherche à partager cela dans ses créations en utilisant l’abstraction, qui stimule l’imaginaire et laisse la place à l’interprétation du spectateur. Les formes organiques permettent de confondre les règnes terrestres, et aussi de remettre l’humain à une place de composant plutôt que de centre.

Sa recherche formelle exploite les subtiles dissonances, les accidents, le hasard, les imperfections car elles créent un déséquilibre qui donne l’impression d’un mouvement, et tendent vers des formes étranges qu’on ne peut définir et catégoriser.

Sarah aime que ses œuvres questionnent ce qui est animé/inanimé, beau/laid, glorieux/honteux, vivant/mort.